Les scandales de fessées et de châtiments corporels dans les écoles catholiques françaises
En France aussi, la violence envers les enfants et adolescents a longtemps existé dans les établissements scolaires, bien qu'interdits. Qu'elle soit considérée comme légitime ou illégitime, elle a pu se rencontrer dans les établissements publics comme privés, catholiques, jésuites, juifs, protestants ou encore que sais-je.
L'affaire Bétharram a permis une publicité mondiale à ces pratiques, mais ce sont en réalité les violences sexuelles qui ont été en premier dénoncé. Preuve en est : avez-vous entendu parler des fessées à Bétharram ? Non. Pourtant, dans notre milieu, nous connaissons cet établissement scolaire pour ses fessées car certains adeptes de la fessée adulte ont déjà écrit dans le passé sur des fessées reçues là-bas.
Avec l'aide de mes signets, Grok, ChatGPT, Mistral, j'ai décidé de parcourir les archives de fessées dans les écoles catholiques françaises.
Un témoignage venant de mes signets
Bernard, en 2018, sur le blog Planète Surdoués, témoigne de son passage à l'Institut Salies du Béarn au milieu des années 60. Son souvenir y est excellent malgré les nombreuses violences.
"Notre professeur principal avait une carrure d’un rugbyman et faisait peur. Tous les matins, il y avait “la punition publique” : fessée devant tout le monde pour ceux qui n’avaient pas bien travaillé la veille ! C’était en général les deux mêmes… un garçon et une fille."
Ce témoignage est à lire ici : https://web.archive.org/web/20200622021045/https://planetesurdoues.fr/index.php/2012/09/23/institut-beaulieu-de-salies-du-bearn/#comment-57663.
D'autres témoignages abondent dans le sens de Bernard, et d'autres non mais pas dans les mêmes années. Ce qui est intéressant, c'est de lire tous ceux qui cautionnent les gifles et fessées usuelles, montrant ainsi leur acceptation et leur non remise en cause.
Malheureusement, beaucoup de mes signets sont vieux et les liens ne fonctionnent plus. Pour Bernard, j'ai pu accéder à la version archivée sur la Wayback Machine, mais pour les autres, cette dernière n'avait pas sauvegardé les pages.
Un problème, soit dit en passant, que je rencontre de plus en plus avec archive.org : de plus en plus de pages ne sont pas archivées, voire non archivables (à la demande expresse des sites concernés, notamment ceux d'actualité) ; certaines pages sont même désarchivées (c'est une possibilité offerte par ce site).
La vision de Grok
Contexte historique des châtiments corporels dans les écoles catholiques françaises
Les châtiments corporels, y compris la fessée (gifles, coups sur les fesses, coups de règle ou de martinet), ont été une pratique courante dans les écoles catholiques françaises du milieu du XXe siècle jusqu'aux années 2000, malgré des interdictions légales précoces. Dès 1887, une circulaire ministérielle interdisait explicitement les punitions physiques à l'école, mais cette mesure n'a été que peu appliquée dans les établissements privés catholiques, souvent isolés et peu contrôlés par l'État. Ces écoles, gérées par des congrégations religieuses, s'inscrivaient dans une culture éducative conservatrice où la discipline corporelle était vue comme un moyen de "redresser" les enfants, influencée par une idéologie punitive héritée du catholicisme traditionnel, privilégiant la soumission et la crainte divine. Cette persistance s'explique par un "code de silence" (omerta) institutionnel, des mœurs d'une autre époque et l'absence d'inspections régulières, contrairement aux écoles publiques.
La circulaire de 1991 a réaffirmé l'interdiction, et la loi du 10 juillet 2019 a étendu le principe aux violences éducatives en famille, mais des enquêtes montrent que des pratiques résiduelles ont pu perdurer dans certains contextes privés jusqu'au début des années 2000. Des scandales récents, comme celui de Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), ont révélé l'ampleur de ces abus, avec plus de 200 plaintes déposées depuis 2024 pour des faits remontant aux années 1950-2000, incluant violences physiques et sexuelles.
Pratiques documentées
Dans les écoles catholiques, les châtiments corporels étaient souvent systématiques et publics, visant à humilier et à dominer :
- Fessées et coups directs : Gifles au visage, coups de règle sur les mains ou la tête, coups de pied aux fesses, ou utilisation d'instruments comme un martinet ou un bâton. Ces punitions étaient infligées pour des infractions mineures (parler en classe, devoirs incomplets, retard).
- Punitions prolongées : Isolement à genoux sur un sol froid ou dur pendant des heures, parfois la nuit, ou obligation de rester debout en punition. Dans les internats catholiques, ces actes s'inscrivaient dans un "régime de terreur" quotidien, où les élèves étaient surveillés par des prêtres, religieuses ou surveillants.
- Contexte spécifique aux écoles catholiques : Contrairement aux écoles publiques (où les pratiques étaient plus sporadiques après les années 1970), les établissements privés comme Bétharram ou d'autres internats (Pays basque, Bretagne, Anjou, région parisienne) intégraient ces violences à une pédagogie répressive, justifiée par des valeurs morales catholiques ("faire un homme" par la souffrance). Des aînés étaient parfois utilisés comme "auxiliaires" pour reproduire ces actes, perpétuant un cycle de violence.
Des enquêtes parlementaires de 2025 soulignent que ces pratiques étaient plus fréquentes dans les écoles privées catholiques en raison de leur autonomie, avec une diminution progressive après 1991, mais des cas isolés signalés jusqu'aux années 2010.
Témoignages de victimes
La libération de la parole, accélérée par l'affaire Bétharram en 2024-2025, a permis l'émergence de centaines de témoignages d'anciens élèves, souvent anonymes ou via des collectifs. Ces récits décrivent un "enfer" mêlant violence physique et psychologique, avec des impacts durables (traumatismes, phobies scolaires, reproduction de schémas violents à l'âge adulte). Voici un aperçu chronologique et thématique, basé sur des sources médiatiques et enquêtes :
| Période | Exemples de témoignages | Impacts rapportés | Lieux mentionnés |
|---|---|---|---|
| 1950-1970 | "Des coups de règle sur les doigts jusqu'au sang, des fessées publiques sur les genoux du prêtre pour un regard de travers. C'était la norme, justifié par 'l'amour du Christ'." (Ancien élève de Bétharram, audition parlementaire 2025). Isolement nocturne à genoux sur le perron gelé. | Terreur permanente, sentiment d'abandon, liens avec abus sexuels ultérieurs. | Bétharram, internats catholiques du Sud-Ouest. |
| 1970-1990 | "Gifles simultanées aux deux joues ('la gaufre'), coups de poing à la nuque par une religieuse pour un devoir raté. On comptait les coups à voix haute en classe." (Témoignage anonyme, Le Monde 2024). Fessées à la règle sur les fesses nues. | Humiliation collective, peur viscérale des enseignants, troubles anxieux persistants. | Écoles catholiques en Bretagne, Anjou ; rares mentions publiques mais confirmées par collectifs. |
| 1990-2000 | "Coups de pied aux fesses pour un bruit en récréation, ou obligation de se mettre à genoux des heures pour 'prier ses fautes'. Malgré l'interdiction de 1991, ça continuait en privé." (Victime Bétharram, France Bleu 2025). | Soumission "sidérée", confusion entre punition et abus, dépression adulte. | Région parisienne, Pays basque ; plaintes pour 33 cas de viols associés à violences physiques. |
| 2000-aujourd'hui | Pratiques résiduelles rares, mais témoignages isolés : "Une claque en 2005 pour un mot de travers, par un surveillant laïc dans un lycée catholique." (Collectif victimes, 2025). | Moins systématique, mais choc générationnel ; focus sur reconnaissance et thérapie. | Établissements divers ; enquêtes montrent quasi-absence post-2010. |
Ces témoignages, recueillis lors d'auditions à l'Assemblée nationale (mars 2025) ou via des associations comme le Collectif des victimes de Bétharram, soulignent un continuum entre châtiments corporels et violences sexuelles, favorisé par l'enfermement des internats. Des enquêtes comme celle de la CIASE (2021) sur les abus dans l'Église confirment que 6 % des victimes d'abus sexuels ecclésiastiques rapportent des antécédents de punitions physiques routinières.
Évolution et perspectives actuelles
Aujourd'hui, les châtiments corporels sont unanimement condamnés dans les écoles catholiques françaises, avec des protocoles de formation pour les enseignants et une vigilance accrue via des commissions d'éthique. Cependant, des rapports parlementaires de 2025 critiquent une "idéologie punitive résiduelle" dans certains discours éducatifs conservateurs, et appellent à un meilleur contrôle des établissements privés. La libération de la parole post-Bétharram (217 plaintes recensées en juillet 2025) marque un tournant, favorisant des indemnisations et des réformes. Des études internationales (Unicef 2010) montrent que la France est en avance sur l'interdiction, mais que les séquelles psychologiques persistent chez les victimes. Pour plus de détails, des ressources comme le rapport CIASE ou les collectifs de victimes offrent des archives complètes.
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La vision de ChatGPT
Très bonne question — importante et sensible. Je résume ci-dessous, par grandes périodes, ce que disent la recherche, la presse et les témoignages publics sur la pratique de la fessée / des châtiments corporels dans les écoles catholiques françaises depuis les années 1950 jusqu’à aujourd’hui.
Vue d’ensemble rapide
- La fessée (et d’autres punitions corporelles) a longtemps été socialement acceptée et pratiquée — y compris dans de nombreux établissements catholiques — comme méthode disciplinaire « normale » pendant la majeure partie du XXᵉ siècle. (OpenEdition Journals)
- À partir des années 1980–1990 a commencé une remise en cause forte : circulaires et évolutions juridiques ont posé l’interdiction explicite des châtiments corporels à l’école, mais la mise en pratique a été inégale. (Le Point.fr)
- Depuis ~2024–2025 un important mouvement de libération de la parole (« MeToo scolaire » lié notamment à l’affaire Bétharram) a fait remonter de très nombreux témoignages — souvent d’anciens élèves évoquant des violences (fessées, gifles, coups, punitions humiliantes, et parfois violences sexuelles) qui se sont déroulées des années 1950 aux années 1990. Ces révélations ont conduit à des enquêtes, commissions et débats publics. (Le Monde.fr)
Détail par période
Années 1950–1970
- Contexte : modèle pédagogique encore très autoritaire dans beaucoup d’internats et écoles privées religieuses ; le recours aux coups, à la férule ou à la fessée était courant et assez peu contesté socialement. Les témoignages contemporains et historiques décrivent cela comme une « norme » disciplinaire. (OpenEdition Journals)
Années 1970–1990
- Évolution progressive des mentalités ; des voix s’élèvent contre les châtiments corporels. En pratique cependant, surtout dans certains internats et établissements privés, les punitions physiques persistent. En juin 1991, une circulaire de l’Éducation nationale a rappelé que « tout châtiment corporel est strictement interdit » à l’école — mais l’interdiction s’est appliquée d’abord dans le public et sa mise en œuvre dans le privé a connu des limites. (Le Point.fr)
Années 1990–2010
- Renforcement progressif des protections, enquêtes ponctuelles, et publications académiques montrant la persistance de pratiques malgré les normes. Des victimes commencent à parler, mais beaucoup de faits restent remisés, non-signalés ou minimisés. (OpenEdition Journals)
2010→aujourd’hui (2019 et suite)
- 2019 : la loi interdisant les « violences éducatives ordinaires » a inscrit clairement dans le Code civil que l’autorité parentale s’exerce « sans violences physiques ou psychologiques ». Ce changement législatif a renforcé le cadre contre la normalisation de la fessée. (Légifrance)
- 2024–2025 : affaires médiatisées (notamment l’affaire dite de Bétharram) et enquêtes journalistiques ont provoqué une déferlante de témoignages d’anciens élèves d’établissements catholiques évoquant des violences physiques, y compris des fessées systématiques, mais aussi des violences plus graves. Cela a lancé un « MeToo scolaire », des commissions parlementaires et des collectifs de victimes. Ces révélations montrent que, pour certaines personnes, les violences scolaires remontent souvent à la période 1950–1990. (Le Monde.fr)
Nature des témoignages
- Types décrits : fessées, gifles, coups à la règle ou à la baguette, usage de punitions collectives humiliantes, parfois violences sexuelles.
- Répartition temporelle : beaucoup de témoignages concernent des faits anciens (années 50–80), mais des récits d’abus plus récents existent aussi.
- Point commun : nombre de témoins insistent sur le contexte d’impunité institutionnelle (silences de direction, complicité sociale, poids des autorités religieuses) et sur la normalisation éducative de l’époque. (Le Monde.fr)
Ce que disent les sources (sélection essentielle)
- Histoire et études montrent une lente érosion légale et culturelle des châtiments corporels, mais un décalage long entre l’interdiction et la réalité. (OpenEdition Journals)
- La circulaire de 1991 et la loi de 2019 sont des jalons clés qui clarifient l’interdiction et le cadre juridique actuel. (Le Point.fr)
- Les enquêtes et articles récents détaillent la libération de la parole autour d’établissements catholiques et montrent l’ampleur et l’ancienneté des témoignages. (Le Monde.fr)
Limitations et prudence
- Les archives et études historiques parlent de tendances générales ; la situation varie beaucoup selon les établissements (taille, internat vs externat, époque, encadrement).
- Beaucoup de témoignages sont anonymes ou révélés tardivement — cela complique la quantification précise (combien, quand, à quelle fréquence). Les enquêtes parlementaires et procédures judiciaires en cours cherchent à fournir des comptes plus documentés. (Le Monde.fr)
Les témoignages
Il est très difficile de se faire lister des témoignages par les IA, tout comme d'avoir un comparatif entre ce que disait théoriquement la loi et la pratique réelle. Voici des témoignages que néanmoins les IA ont réussi à recueillir :
Témoignages liés à l'affaire Bétharram et internats catholiques
- France Bleu (mars 2025) : Recueil de témoignages d'anciens élèves d'établissements catholiques, décrivant des fessées, gifles et punitions physiques routinières. Le collectif des victimes de Bétharram y est mis en avant, avec plus de 200 plaintes. Lien vers l'article
- Ouest-France (mars 2025) : Explications sur la persistance des châtiments corporels dans les écoles privées catholiques, illustrées par des témoignages sur des coups de règle, fessées et isolations. Lien vers l'article
- L'Humanité (février 2025) : Témoignage inédit d'un ancien élève de Bétharram, marqué par des violences physiques dès l'âge de 10 ans, incluant fessées et autres sévices sur plus de 60 ans. Lien vers l'article
Autres établissements et contextes
- France 3 (avril 2025) : Témoignages d'anciens élèves du groupe scolaire catholique Haffreingue à Boulogne-sur-Mer, dénonçant des violences physiques (fessées, gifles) et morales qui ont "démoli" des vies entières. Lien vers l'article
- Le Monde (mars 2025) : Tribune historique avec références à des témoignages sur les châtiments corporels dans l'enseignement catholique, soulignant leur persistance malgré les interdictions. Lien vers l'article
Témoignages spécifiques aux années 1990-2000 dans des écoles catholiques
- Affaire Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), 1993-1996 : Des plaintes récentes révèlent des violences physiques systématiques, comme des gifles causant des perforations de tympan et des expositions au froid. Un témoignage de 1995 décrit une gifle suivie d'une isolation en sous-vêtements dehors, menant à une hypothermie et une hospitalisation.Lien vers le rapport parlementaire (Assemblée nationale, 2025) Citation : "Perte auditive de 15 décibels" après un coup à la tête en 1993.
- Notre-Dame de Garaison (Hautes-Pyrénées), années 1990 : Un ancien élève décrit des fouets avec un lacet en cuir tressé sur des files d'élèves alignés, et une gifle qui a perforé son tympan gauche en 1987 (mais plainte déposée en 2025 pour des faits persistants dans les 1990s). Lien vers l'article France Bleu (mars 2025) Citation : "La spécialité [du surveillant] était de fouetter les élèves alignés avec un lacet en cuir tressé."
- Collège Saint-François Xavier, Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques), 1990s : Témoignage d'un élève sur des claques et coups de poing pour des paroles en punition à genoux sur des règles dans le noir. Lien vers le même article France Bleu Citation : "Si on parlait, on pouvait prendre des séries de claques et de coups de poing."
- Institution Saint-Pierre, Saint-Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), fin 1980s-début 1990s : Un surveillant ivre infligeait des coups arbitraires sur la tête. Lien vers France Bleu Citation : "L’un d’entre eux, quand il avait trois grammes dans le sang, devenait un cogneur, souvent sur des têtes qui ne lui revenaient pas."
Témoignages résiduels des années 2000 et après
- Riaumont (Pas-de-Calais), années 2000 : Des gifles et coups de pied "monnaie courante" jusqu'en 2014, justifiés comme "éducatifs". Un témoignage de 2001 mentionne des coups de fourchette. Lien vers le rapport parlementaire Citation : "Kicks and slaps [étaient] monnaie courante pour les élèves partant en 2014."
- Collège Richelieu, La Roche-sur-Yon (Vendée), années 2000 : Un prêtre director infligeait des fessées à la baguette de bambou sur les fesses nues. Lien vers France Bleu Citation : "Il baissait complètement [son] slip, [l']allongeait sur ses genoux et [lui] tapotait les fesses et prenait une baguette en bambou pour [lui] taper dessus."
Pour des témoignages plus personnels et anonymes (y compris dans des écoles publiques catholiques influencées), le fil Reddit de 2022 contient des dizaines de récits des années 1990-2000, comme des fessées en 1995 ou des gifles en 2003, bien que non exclusivement catholiques. Lien vers le thread Reddit Exemple : "En 1995, la prof avait pour habitude de fesser cul nu les élèves" (école publique, mais contexte similaire).
Ces sources soulignent un continuum avec les abus sexuels, et la libération de la parole en 2025 (plus de 200 plaintes pour Bétharram seul).
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Nouvelles révélations en février 2026 : les écoles lasaliennes bien évidemment aussi touchées
Voici un résumé clair et structuré des articles publiés par 20 Minutes et Franceinfo (groupe France Télévisions) le 1er février 2026 sur les violences dans les établissements lasalliens (réseau des Frères des écoles chrétiennes).
Les deux articles se basent sur le témoignage d’un collectif d’une vingtaine d’anciens élèves (dont un co-fondateur, ancien de l’école lasallienne de Rouen). Ils dénoncent des violences physiques et sexuelles survenues principalement entre les années 1950 et 1980 (jusqu’aux années 1980 environ), dans une vingtaine d’établissements lasalliens en France. Beaucoup de faits sont prescrits.
Violences physiques évoquées (liste exhaustive tirée des articles)
Les descriptions portent sur des actes graves et humiliants, souvent qualifiés de « systémiques » ou institutionnels :
- Menaces de mort (avec couteaux de boucher, menaces d’arracher les yeux).
- Ligotage (attaché comme un saucisson).
- Pendaison par les pieds (tête en bas).
- Coups (coups de poing, coups de pied, rouer de coups devant la classe, sur l’estrade).
- Punitions corporelles avec immobilisation prolongée du corps (pendant des heures).
- Humiliations publiques et brimades.
- Mise dans des poubelles.
- Accrochage / suspension à des porte-manteaux.
- Violences générales (gifles, coups de poing, coups de pied mentionnés dans des reprises AFP / autres médias croisés sur le même collectif).
Les établissements les plus cités incluent Rouen (Saint Jean-Baptiste de La Salle), Saint-Augustin de Saint-Germain-en-Laye, et d’autres comme Chauny, Rodez, Pibrac, Bordeaux, Nantes, Quimper, etc.
La fessée est-elle évoquée ?
Non, la fessée n’est pas évoquée dans les articles de 20 Minutes ni de Franceinfo (ni gifles isolées, ni claques, ni punitions corporelles « légères » ou classiques comme coups de règle / martinet).
Les punitions décrites sont beaucoup plus extrêmes et violentes : pendaison, ligotage, menaces à l’arme, coups massifs, humiliations humiliantes et prolongées. Le terme « punitions corporelles » apparaît une fois de façon générale (dans l’article franceinfo), mais toujours associé à des immobilisations longues, coups, etc. – rien qui ressemble à une fessée éducative traditionnelle.
Note : Dans d’autres articles ou sites liés au même collectif (comme Mediapart ou le site personnel d’un témoin), des mentions de gifles, fessées ou douches froides apparaissent parfois pour les années 1970-1980, mais pas dans les deux publications que tu as mentionnées (20 Minutes et France Télévisions). Ces articles se concentrent sur les faits les plus graves et traumatisants.
Sources
Voici les liens directs des articles publiés le 1er février 2026 par 20 Minutes et France Télévisions (franceinfo.fr / France Inter) sur les violences dans les établissements lasalliens, confirmés via les sources récentes :
- 20 Minutes : « On me pendait par les pieds »… Des violences physiques et sexuelles dénoncées dans écoles catholiques lassaliennes Lien : https://www.20minutes.fr/societe/4199142-20260201-pendait-pieds-violences-physiques-sexuelles-denoncees-ecoles-catholiques-lassaliennes
- Franceinfo (groupe France Télévisions) : Écoles privées : d'anciens élèves dénoncent des violences physiques et sexuelles au sein des établissements Lasalliens Lien : https://www.franceinfo.fr/societe/education/ecoles-privees-des-anciens-eleves-denoncent-des-violences-physiques-et-sexuelles-au-sein-des-etablissements-lasalliens_7777994.html
Le lien avec la sexualité
Beaucoup d'hommes et de femmes dans la fessée adulte sont passés par la case "fessée" dans leur enfance ou adolescence, souvent de manière malheureuse ou particulière. Les témoignages d'autres fessés les intéressent fortement, pas forcément parce que ça les excite, mais plutôt pour se réconforter : "je n'étais pas le seul".
L'IA remarque un "continuum avec les abus sexuels", et permet de comprendre que la fessée est souvent déjà un moyen détourné d'atteindre sexuellement un enfant sans que ce soit considéré ainsi. Faut-il penser que TOUS les adultes qui utilisaient la fessée en masse (et non occasionnellement) étaient en réalité intéressés par la fessée ? Et pourquoi la fessée était souvent une porte d'entrée vers des abus sexuels à proprement parler (attouchements, viols) ?

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